GLOSSAIRE

TRANSHUMANISME

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Algorithme :« Un algorithme, c’est tout simplement une façon de décrire dans ses moindres détails comment procéder pour faire quelque chose. Il se trouve que beaucoup d’actions mécaniques, toutes probablement, se prêtent bien à une telle décortication. Le but est d’évacuer la pensée du calcul, afin de le rendre exécutable par une machine numérique (ordinateur…). On ne travaille donc qu’avec un reflet numérique du système réel avec qui l’algorithme interagit. » G.Berry 1948
Wikipédia  : Un algorithme est une méthode générale pour résoudre un type de problèmes. Il est dit correct lorsque, pour chaque instance du problème, il se termine en produisant la bonne sortie, c'est-à-dire qu'il résout le problème posé. On mesure l'efficacité d'un algorithme notamment par sa durée de calcul, par sa consommation de mémoire RAM (en partant du principe que chaque instruction a un temps d'exécution constant), par la précision des résultats obtenus (par exemple avec l'utilisation de méthodes probabilistes, comme la méthode de Monte-Carlo), etc. Les ordinateurs sur lesquels s'exécutent ces algorithmes ne sont pas infiniment rapides : le temps de machine reste une ressource limitée, malgré une augmentation constante des performances des ordinateurs. Un algorithme sera donc dit performant s'il utilise avec parcimonie les ressources dont il dispose, c'est-à-dire le temps CPU, la mémoire RAM et (aspect objet de recherches récentes) la consommation électrique. L’analyse de la complexité algorithmique permet de prédire l'évolution en temps calcul nécessaire pour amener un algorithme à son terme, en fonction de la quantité de données à traiter.
Anthropotechnie : Les termes anthropotechnie ou anthropotechniques renvoient depuis quelques décennies à un ensemble d'innovations aussi diverses que la contraception orale, la chirurgie esthétique de séduction, le dopage sportif, les interactions homme-machine, l'utilisation de psychotropes hors des indications médicales et tout une série de pratiques controversées telles que le clonage reproductif humain. Face à la montée en puissance incessante des biotechnologies et aux prises de position des adeptes du transhumanisme, l'anthropotechnique interpelle le questionnement éthique.
Plusieurs penseurs et critiques ont le sentiment que le développement de ces anthropotechniques marque le franchissement d'un nouveau seuil historique. L'anthropotechnie renvoie à l'idée de la production de l'homme par lui-même ou de l'automodification de son corps, autant d'enjeux qui posent la question des limites de l'être humain, de son rapport à la technique et de la perspective d'un post-humanisme marquant une rupture par rapport aux époques où l'autoproduction de l'homme ne bénéficiait pas des nouvelles technologies.


Big Data : Le big data, ou mégadonnées, parfois appelées données massives, désignent des ensembles de données devenus si volumineux qu'ils dépassent l'intuition et les capacités humaines d'analyse et même celles des outils informatiques classiques de gestion de base de données ou de l'information. L’explosion quantitative (et souvent redondante) de la donnée numérique contraint à de nouvelles manières de voir et analyser le monde. De nouveaux ordres de grandeur concernent la capture, le stockage, la recherche, le partage, l'analyse et la visualisation des données. Les perspectives du traitement des big data sont énormes et en partie encore insoupçonnées ; on évoque souvent de nouvelles possibilités d'exploration de l'information diffusée par les médias, de connaissance et d'évaluation, d'analyse tendancielle et prospective (climatiques, environnementales ou encore sociopolitiques, etc.) et de gestion des risques (commerciaux, assuranciels, industriels, naturels) et de phénomènes religieux, culturels, politiques, mais aussi en termes de génomique, pour la médecine (compréhension du fonctionnement du cerveau, épidémiologie, écoépidémiologie...), la météorologie et l'adaptation aux changements climatiques, la gestion de réseaux énergétiques complexes, l'écologie, ou encore la sécurité et la lutte contre la criminalité. La multiplicité de ces applications laisse d'ailleurs déjà poindre un véritable écosystème économique impliquant, d'ores et déjà, les plus gros joueurs du secteur des technologies de l'information.
Certains supposent que le big data pourrait aider les entreprises à réduire leurs risques et faciliter la prise de décision, ou créer la différence grâce à l'analyse prédictive et une « expérience client » plus personnalisée et contextualisée.
Divers experts, grandes institutions (comme le MIT aux États-Unis), administrations et spécialistes sur le terrain des technologies ou des usages considèrent le phénomène big data comme l'un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020 et en ont fait une de leurs nouvelles priorités de recherche et développement, qui pourrait notamment conduire à l'Intelligence artificielle en étant exploré par des réseaux de neurones artificiels autoapprenants.


Blockchain : Une blockchain, ou chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s'agit d'une base de données distribuée dont les informations, envoyées par les utilisateurs, sont vérifiées et groupées à intervalles de temps réguliers en blocs, liés et sécurisés grâce à l'utilisation de la cryptographie, et formant ainsi une chaîne. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuée qui gère une liste d'enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage. Une blockchain est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.
Une analogie avec l'Internet (TCP/IP) peut être dressée, car il s'agit dans les deux cas de protocoles informatiques sous-jacents à une infrastructure décentralisée. Internet transfère des paquets de données d'un point A à un point B, alors que la blockchain permet à la « confiance » de s'établir entre des agents distincts du système.


Convergence technologique (convergence NBIC) : De nombreuses opportunités de développement d'innovations ont été apportées dans divers domaines grâce aux progrès technologiques qui ont permis non seulement d'augmenter considérablement les performances techniques des systèmes électroniques, mais surtout d'intégrer dans un système technique dit "convergent" plusieurs éléments précédemment développés séparément. Par exemple, les services de géolocalisation sont issus de la convergence de plusieurs technologies: la fourniture de coordonnées géographiques précises par des satellites, la connexion à des applications informatiques gérant différents types d'informations relatives à une zone donnée, et l'utilisation d'un smartphone connecté à un opérateur de réseau.


Cyborgs : ou « organisme cybernétique » est un être humain — ou à la rigueur un autre être vivant intelligent, en science-fiction — qui a reçu des greffes de parties mécaniques ou électroniques.Le terme s'emploie surtout en science-fiction ou en futurologie ; utiliser le terme pour des personnes ayant reçu des prothèses, dans le monde contemporain, peut parfois être perçu comme de mauvais goût par les intéressés.


Deep learning : L'apprentissage profond (en anglais deep learning, deep structured learning, hierarchical learning) est un ensemble de méthodes d'apprentissage automatique tentant de modéliser avec un haut niveau d’abstraction des données grâce à des architectures articulées de différentes transformations non linéaires. Ces techniques ont permis des progrès importants et rapides dans les domaines de l'analyse du signal sonore ou visuel et notamment de la reconnaissance faciale, de la reconnaissance vocale, de la vision par ordinateur, du traitement automatisé du langage. Dans les années 2000, ces progrès ont suscité des investissements privés, universitaires et publics importants, notamment de la part du GAFA


G.A.F.A.M : Les géants du web : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft


Homme augmenté : Le terme consacré en anglais (human enhancement), traduit en français par amélioration humaine ou augmentation de l'humain, est moins ambigu. Il signifie à la fois l'amélioration des capacités humaines (l'homme biologique augmenté), l'amélioration de la nature humaine (humain augmenté ou humanité augmentée), et l'amélioration de soi (au sens de l'accomplissement de la personne humaine).


I.A. : Intelligence artificielle : est « l'ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l'intelligence ». Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu'à une discipline autonome constituée.
I.A. forte : Le concept d’intelligence artificielle forte fait référence à une machine capable non seulement de produire un comportement intelligent, mais d’éprouver une impression d'une réelle conscience de soi, de « vrais sentiments » (quoi qu’on puisse mettre derrière ces mots), et « une compréhension de ses propres raisonnements »


Machine learning : littéralement « l'apprentissage machine » ou apprentissage statistique, champ d'étude de l'intelligence artificielle, concerne la conception, l'analyse, le développement et l'implémentation de méthodes permettant à une machine (au sens large) d'évoluer par un processus systématique, et ainsi de remplir des tâches difficiles ou problématiques par des moyens algorithmiques plus classiques.


MOOC : (pour massive open online course) ou formation en ligne ouverte à tous (FLOT), aussi appelée cours en ligne ouvert et massif (CLOM), est un type ouvert de formation à distance capable d'accueillir un grand nombre de participants. L'appelation MOOC est passée dans le langage courant en France, et est désormais reconnue par les principaux dictionnaires. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées. Dans le monde anglophone, il peut arriver que plus de 100 000 personnes soient réunies pour un cours
Nanotechnologies : Les nanosciences et nanotechnologies, peuvent être définies au minimum comme l’ensemble des études et des procédés de fabrication et de manipulation de structures (électroniques, chimiques…), de dispositifs et de systèmes matériels à l’échelle du nanomètre (nm), ce qui est l’ordre de grandeur de la distance entre deux atomes. A cette échelle (atomique, moléculaire) les propriétés diffèrent significativement de celles observées à plus grande échelle.


NBIC : désignent un champ scientifique multidisciplinaire qui se situe au carrefour des nanotechnologies (N), des biotechnologies (B), des technologies de l'Information (I) et des sciences cognitives (C). Certains utilisent la notion de « grande convergence » pour souligner l’interconnexion croissante entre « l'infiniment petit (N), la fabrication du vivant (B), les machines pensantes (I) et l'étude du cerveau humain (C) »


Post-humanisme : Le post-humanisme est un courant de pensée né à la fin du XXe siècle, qui traite du rapport de l'humain aux technologies (biotechnologies incluses) et du changement radical et inéluctable que cette relation a provoqué ou risque de provoquer dans l'avenir. Le mot aurait été publié la première fois par Peter Sloterdijk en 1999, lors d'un colloque consacré à Heidegger et à la fin de l'humanisme, Sloterdijk postulant « que le développement des technosciences imposait d'envisager un nouveau système de valeurs accompagnant la production d'êtres nouveaux et légitimant le pouvoir de ceux qui bénéficieront des technologies d'augmentation de l'être humain ». Pour Sloterdijk, le transhumanisme, encore mal défini, serait une transition vers le posthumanisme. Il se veut international, avec une association World Transhumanist Association créée en 1988 puis renommée « Humanity+ »
Selon cette conception, la science aurait modifié la condition humaine et serait capable de la modifier encore (par le génie génétique par exemple) au point que l'humanité serait à un tournant radical de son histoire, voire à la fin de son histoire. Elle devrait aussi « s'élargir au non humain (cyborgs, clones, robots, tous les objets intelligents), l'espèce humaine perdant son privilège au profit d'individus inédits, façonnés par les technologies ».
Puces implantées : Les puces électroniques sous-cutanées sont des implants électroniques pouvant être insérés sous la peau d'animaux ou d'humains. Environ de la taille d’un grain de riz, la puce sous-cutanée est implantée à l’aide d'une seringue intradermique. Certaines puces RFID sont de la taille d'un grain de sable, par exemple une micro-puce développée par Hitachi. La santé est un large champ d’application pour cette puce qui constitue une clé d'identification, par radio-identification (RFID), permettant d'établir le lien entre le porteur et les informations de son dossier médical, informations disponibles dans une base de données sécurisée sur Internet. Les puces sous-cutanées peuvent également servir à suivre les déplacements d'humains et d'animaux, comme ce fut le cas de Kevin Warwick lors du projet cyborg 1.0, qui consistait à effectuer automatiquement des actions domotiques en fonction de ses déplacements dans un bâtiment.


Robotique : Ensemble des domaines scientifiques et industriels en rapport avec la conception et la réalisation de robots. Dans le domaine industriel, la robotique produit des automates réalisant des fonctions précises sur des chaînes de montage. La robotique produit aussi des engins capables de se mouvoir dans différents milieux : dangereux (pollués, radioactifs...), aérien, sous-marins, spatiaux... Outre l'industrie, la robotique concerne ainsi aujourd'hui la recherche scientifique, l'exploration spatiale et les activités de défense militaire ou de maintien de l'ordre. Elle intéresse également le secteur médical, pour les prothèses, les assistances aux chirurgiens ou aux infirmiers.


Technoprogressisme : Loin des lubies des entrepreneurs californiens fortunés et des rêves marchands de Google, le techno-progressisme veut modérer le transhumanisme et réfléchir à un projet de société qui profite à tous. "La convergence technologique au service du progrès social"


Test de Turing : À l’orée des années 1950, le mathématicien britannique Alan Turing, proposer« le jeu de l’imitation » qui fixait un objectif précis à la science naissante des ordinateurs. Ce « jeu de l'imitation » suggérait qu'un juge fictif puisse dialoguer d'une part  avec une machine et d'autre part avec un humain à l'aide d'un terminal sans pouvoir les discriminer.
Thérapie génique : ou génothérapie consiste à utiliser un gène-médicament à des fins thérapeutiques. Elle fait pénétrer des gènes dans les cellules ou les tissus d'un individu pour remplacer ou complémenter un allèle mutant défectueux par un allèle fonctionnel.


Transhumanisme :     Projet, programme qui entend augmenter les caractéristiques physiques et mentales (intellectuelles, émotionnelles et morales) de l'homme afin de surmonter ses limites biologiques. idéologie athée et matérialiste, (avec ses courants) qui milite avec des moyens scientifiques et matériels importants, pour le recours aux nouvelles technologies (usage de cellules souches, du clonage, de l'hybridation homme/machine, de l'ingéniérie génétique et de manipulations germinales) en vue d'améliorer la condition humaine. C'est la perception et la conviction que les progrès technologiques, ont permis à ce jour un monde meilleur, que ces évolutions peuvent être poursuivies, que ces progrès technologiques peuvent étendre radicalement la durée de vie en bonne santé, et pourquoi pas affranchir la conscience de son substrat biologique…
Nick Bostrom : "Viendra un jour où la possibilité vous sera offerte d'augmenter vos capacités intellectuelles, physiques, émotionnelles et spirituelles bien au-delà de ce qui apparait comme possible de nos jours. Nous sortirons de l'enfance de l'humanité pour entrer dans une ère post-humaine.
Olivier Rey : "L'une des figures les plus repoussantes de notre temps, c'est la conjugaison de l'immaturité psychique la plus complète avec les moyens d'action les plus sophistiqués."
"Le transhumanisme est un désespoir surmonté par les promesses du scientisme et du profit".